Blog de l'Opéra de Lyon

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jeudi 12 novembre 2009

Kazushi Ono triomphe avec «Werther»

Kazushi Ono triomphe avec «Werther»  et anime les premiers ateliers musicaux au Japon. Banzaï !

L' opéra vient de réussir une jolie performance : afficher presque complet pour les deux soirées lyriques présentées au Bunkamura, l'une des grandes salles de concert de Tokyo. La crise et les billets à plus de 150 euros n'ont pas découragé le public venu entendre « Werther » de Massenet.

Masa Kajimoto, organisateur de la plupart des tournées d'orchestres étrangers au Japon, a communiqué sur la personnalité de Kazushi Ono, considéré ici comme une star, voire comme «l'héritier» de Seiji Ozawa.

A l'applaudimètre, le directeur musical de l'Opéra de Lyon et ses musiciens ont ont raflé tous les suffrages, volant la vedette à un plateau de haute tenue, dominé par Kate Aldrich et des seconds rôles prometteurs, particulièrement Benjamin Bernheim et Nabil Suliman, que le public lyonnais retrouvera régulièrement dans les prochaines saisons.

La contre-performance a été signée par James Valenti dont la voix manque encore d'assurance pour aborder le rôle-titre de l'opéra le plus wagnérien de Massenet.

Mais que pouvait faire le plateau devant les sonorités d'un orchestre survolté par la direction de Kazushi Ono qui, alliant solidité et souplesse, théâtralise cette musique avec un sens du contraste et de l'effet dramatique.

Mais les musiciens de l'opéra, qui n'étaient pas repartis au Japon depuis la tournée avec Kent Nagano il y a douze ans, garderont un autre souvenir de ce séjour à Tokyo. Celui de ce millier d'enfants, les bras dansants dans l'espace guidés par les médiateurs culturels présents sur le plateau pour le concert familial consacré à «L'Oiseau de feu » de Stravinsky. Ou encore de l'enthousiasme du jeune public suscité par l'interprétation du «Prélude à l'après-midi d'un faune» dans une version hip-hop dansée par Brahim Zaibat, l'un des membres des Pokémon.

L'opéra a également convaincu ses partenaires japonais de dupliquer l'expérience lyonnaise des ateliers musicaux. La veille du premier concert, une vingtaine de musiciens avait rendez-vous dans une école primaire où Kazushi Ono a troqué son frac pour celui de l'animateur culturel pour expliquer les secrets de «L'Oiseau de feu» et de «La Flûte enchantée» à une cinquantaine d'enfants ravis de participer à une telle expérience. Sentiment partagé par les musiciens qui ont rarement trouvé devant eux un public juvénile aussi participatif et attentif. Une expérience unique au Japon, que l'Opéra de Lyon espère renouveler dans les prochaines années.

En attendant, l'orchestre a refait ses valises pour suivre la tournée dans cinq autres villes du Japon où, assure Kajimoto, le public sera aussi au rendez-vous.

Antonio Mafra - Le Progrès 12/11/09

mercredi 11 novembre 2009

Dernier concert à Yokohama

Dernière étape de notre tournée, la salle du Minato Mirai Hall de Yokohama. Inaugurée en 1998, elle nous semble plutôt banale après notre passage au Tôkyô Opera City Hall, mais elle dispose d'un imposant buffet d'orgue, et affiche une jauge de plus de 2000 places, qui permet de satisfaire à la demande de la deuxième ville du Japon (en nombre d'habitants), jumelée avec Lyon.


Le raccord de cet après-midi s'est révélé riche en émotion et en surprise. C'était l'occasion pour Nicolas Gourbex (violon super soliste) de remercier au nom de l'orchestre l'encadrement technique et administratif, qui s'est dépassé pendant ces quinze jours harassant. Pour preuve, voici l'état de nos garçons d'orchestre après avoir achevé l'installation du plateau:



C'était aussi l'occasion, pour Ignacy Miecznikowsky (alto solo), de faire ses adieux auprès de tous les musiciens, et en particulier auprès de ses collègues de pupitres, auprès de qui il a pu apprendre son métier de soliste pendant 11 années. Il nous quitte pour la Philharmonie de Berlin, le poste de ses rêves! Nous lui souhaitons beaucoup de succès au sein de cette prestigieuse formation.


Avec ce dernier concert de la tournée au Japon se tourne une page primordiale de l'histoire de l'orchestre. Cette expérience lui a permis, au fur et à mesure des concerts, de renforcer la complicité musicale avec son chef Kazushi Ono, cette complicité qui fait la marque des formations les plus renommées. Espérons que le public lyonnais l'appréciera désormais à sa juste valeur.
Pour mettre un point final à ce billet, qui est le dernier de la tournée Japon 2009, voici le cadeau que Kazushi Ono a réservé à la petite Luna, fille d'une de nos violonistes. Il lui a prêté sa baguette quelques instants pour diriger la Marche Hongroise de Berlioz. Sûr qu'elle s'en souviendra toute sa vie, Luna, de sa tournée au Japon!


Réception à l'ambassade de France

Quelques jours après avoir inauguré son nouveau bâtiment, l'ambassade de France au Japon recevait hier à 13h notre orchestre pour une réception, à l'initiative d'Alexis Lamek, Conseiller culturel de l'ambassade. Ce fut donc un grand honneur pour nous d'être les premiers invités officiels à être reçus dans ce lieu prestigieux. M. Lamek fit un rapide discours d'accueil, puis laissa la parole au Sénateur Jean-Jacques Pignard, membre du conseil d'administration de l'Opéra de Lyon, qui se fit le porte-parole de Serge Dorny auprès de l'ambassade.


A. Lamek & J.J Pignard

Suite à ce rapide protocole, tous les invités ont pu profiter d'un buffet arrosé de vin et de champagne (mais pourquoi diable l'Ambassade de France sert-elle du vin chilien à ses ressortissants?). Voici un florilège de bons moments partagés par les invités:







mardi 10 novembre 2009

Retour à Tôkyô - Opera City Hall

De retour à Tôkyô, l'orchestre de l'opéra de Lyon a vécu, hier soir, le moment sans doute le plus fort de sa tournée au Japon: un concert au Tôkyô Opera City Hall. Nous avions découvert cette salle en 1997, peu de temps après son inauguration. C'est maintenant un lieu mythique, doté d'une architecture et d'une acoustique exceptionnelles. Découvrons la salle, alors que les techniciens démarrent l'installation du plateau, et que Vincent Warnier teste le grand orgue construit par Kuhn (facteur suisse):

C'est maintenant au tour des techniciens de la NHK d'installer le matériel audio et vidéo nécessaire à la captation du concert, pendant que Vincent Warnier s'essaye à un arrangement de la Danse macabre de Saint-Saens:

Vous avez pu voir, à la fin de la vidéo, debout derrière l'organiste, notre interprète technique, Hirumi, qui nous accompagne tout le long de la tournée. Grâce à sa gentillesse et sa compétence, le courant passe bien entre les équipes françaises et japonaises. Les voici d'ailleurs entrain de finaliser l'installation du plateau, sur un thème de la Symphonie avec orgue de Saint-Saens:

Dernière étape de cette préparation au concert: le raccord d'orchestre. Je ne résiste pas l'envie de vous faire profiter du solo de flûte de Julien Beaudiment dans le Prélude à l'après-midi d'un faune (Debussy):

Pendant le raccord, la vue plongeante depuis la tribune de l'orgue permet un nouveau regard sur l'orchestre. Pour exemple, cette prise de vue du jeu de timbales (aux baguettes, Olivier Ducatel):

timbales.JPG

Le concert d'hier soir a été réellement exceptionnel. L'engagement individuel de chaque musicien, et l'incroyable synergie du groupe autour de son chef ont emporté l'adhésion du public comme jamais lors de cette tournée. Vincent Warnier, pourtant grand habitué de la Symphonie avec orgue de Saint-Saens, a quitté la tribune secoué par l'émotion dégagée lors de cette exécution. Après 2 bis, la salle continuait d'applaudir à tout rompre alors que les musiciens avaient déjà quitté le plateau. Kazushi Ono est retourné les remercier seul.

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