Blog de l'Opéra de Lyon

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lundi 9 novembre 2009

Concert à Toyota

Le concert d'hier à Nagoya a été un grand succès. L'acoustique de la salle (la meilleure depuis le début de la tournée) a galvanisé nos musiciens et leur chef qui a encore fait un triomphe. Faut-il le répéter? Ici, Kazushi Ono est vraiment une star! La réglementation du Aichi arts Theater étant draconienne, le personnel technique doit impérativement porter un casque pour désinstaller le plateau. Cela méritait bien une photo!


Derrière nous, le mur rempli d'autocollants des grands orchestres passés par cette salle,et si vous regardez bien...
Mais oui, vous l'avez reconnu, vers la droite, notre logo du siècle dernier, preuve de notre passage en 1997.



Chaque jour apporte son lot de petits cadeaux offerts par la parenté de nos musiciens japonais. Hier, ces merveilleuses petites sucreries (merci à la famille Takami), pas seulement jolies mais aussi délicieuses (et très sucrées),


et aujourd'hui, des adorables cure-oreilles de fabrication japonaise artisanale offerts par la famille du maestro.
Mais revenons sur cette journée qui a commencé ce matin à Nagoya par un spectaculaire comptage de nos bagages, en partance directe pour Tôkyô.


Quant à l'orchestre, il partait en bus pour Toyota, dernier détour avant le retour dans la capitale. Toyota, qui a donné son nom à la célèbre marque d'automobiles, possède un remarquable ensemble architectural composé d'un audacieux pont suspendu, jouxtant un stade de sport de la même trempe, dans une belle unité urbanistique.


La salle de concert (Toyota Concert Hall) n'est pas en reste: perchée au 9e étage d'un building moderne, on y accède par un jeu d'escalator, qui dessert d'abord une imposante médiathèque sur 3 niveaux, puis une salle de théâtre no,



pour déboucher sur le hall de l'auditorium, ouvert sur de larges baies panoramiques.


Le concert de ce soir étant composé d'une quinzaine d'extraits d'opéras différents, un raccord dans l'après-midi s'impose. Les solistes, Anne-Catherine Gillet (soprano) et James Valenti (ténor), nous ont rejoints à Toyota pour interpréter des airs et duos de Roméo et Juliette et du Faust de Gounod. Les voici répétant leur scène d'amour "Ô nuit divine...".



Pendant la pause, des rencontres se font devant l'entrée des artistes. Un cycliste japonais a sympathisé avec Thierry Cassard (cor) et Sophie Bellanger (harpe). Il leur raconte ses 2 ans passés en France et ses nombreux voyages en Afrique francophone. Touchés par cette rencontre inattendue, nous lui offrons un billet pour le concert. Il en sortira émerveillé et nous attendra à l'issue du concert, pour nous remettre un cadeau.



Après avoir reçu les ovations d'un public chaleureux et enthousiaste, Il est temps pour les musiciens de rejoindre Nagoya en bus, pour y prendre le Shinkansen de 19h30 qui nous ramène à Tôkyô.


(Le point de rendez-vous en gare de Nagoya)







samedi 7 novembre 2009

Concert à Nagoya

Nouvelle journée, nouvelle ville, nouvelle salle. Ce matin nous découvrons au grand jour le centre ville de Nagoya où nous sommes arrivés hier soir vers 23h. La Quatrième ville du Japon possède peu de charme mais se révèle plaisante et lumineuse. Il est vrai qu'il fait un soleil estival et une douceur inimaginables à Lyon en ce début novembre! Nous logeons à quelques minutes de l'auditorium qui accueille le concert de ce soir. L'imposant bâtiment du Aichi Arts Theater de Nagoya présente une façade qui rappelle curieusement celle de l'Opéra Bastille.

aichi-acade.JPG

Le planning de la tournée étant toujours très serré, les premiers violons se réunissent une heure avant le raccord pour répéter les passages délicats du concert de demain: un programme de gala avec chanteurs, comportant de nombreux extraits autour des mythes de Faust et de Roméo et Juliette, et demandant beaucoup d'engagement et de concentration au pupitres de violons. Mais en tournée, ils tiennent à rester à leur meilleur niveau, quelque soient les difficultés des programmes exécutés.

repe-violons.JPG

Puis l'atmosphère est à la détente avant la répétition, autour de la machine à café:

cafe.JPG

ou sur le plateau de l'auditorium, juste avant l'accord.

detente.JPG

Ce soir, l'orchestre interprétera la Symphonie de Chausson, pour la première fois lors de cette tournée. La répétition lui est donc consacrée. En voici les premiers instants:

vendredi 6 novembre 2009

Concert à Otsu

Le concert au Biwako Hall d'Otsu vient de débuter. Les musiciens, enthousiasmés par l'acoustique de la salle, devraient donner le meilleur d'eux-mêmes. Malgré un long trajet en bus (2h30 de route pour parcourir les 180km séparant Fukui d'Otsu), l'énergie était bien là lors du raccord de cet après-midi. Le grand ensemble du Biwako Hall se déploie le long des rives majestueuses du lac Biwa (ko désignant le lac en japonais), le plus grand du Japon.L'architecture lumineuse de la façade et le marbre blanc des espaces publics contrastent avec les teintes chaudes et le bois sombre de l'auditorium.


Au programme de la soirée, le Prélude à l'après-midi d'un faune (Debussy), la suite de L'Oiseau de feu (Stravinsky), et la suite de Roméo et Juliette (Prokofiev) déjà interprétée hier soir à Fukui. Programmation oblige, l'orchestre offre ce soir au public d'Otsu ses deux violons supersolistes, ainsi que ses deux cors solos, ce qui n'arrive qu'exceptionnellement. A l'entracte, nous trouvons dans le hall des DVD de Kazushi Ono, et curieusement celui d'une Vie parisienne (Offenbach) de l'Opéra de Lyon (production d'Alain Françon), jamais publié en France sous ce format. Après le concert, nous ressauterons dans le bus pour un trajet de 2h qui nous permettra de rejoindre Nagoya où nous resterons 2 nuits. Presque des vacances, quoi!

Fukui - les photos

Voici les photos de notre étape à Fukui, qui manquaient à notre billet d'hier. D'abord, le mont Fuji, pris en photo dans le train entre Tôkyô et Fukui,

puis la salle du Fukui Harmony Hall, perdue au mileu de nulle part,

enfin le splendide orgue de la salle, et son éclatant jeu de trompettes en chamade (tuyaux à l'horizontale)...


et Vincent Warnier en train de régler les registres pour la Symphonie avec orgue de Saint-Saens.

En bonus, une brochette de musiciens en coulisse, 10minutes avant leur entrée sur le plateau!

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